Date : Mars 2002
Source : Hard Rock Magazine n° 78

13/20
Genre : live d’Iron Maiden
(CD1 : 56’28, CD2 : 1’02’46)
Livret : -
Production : 14/20
Tiens ! Un live d’Iron Maiden ! Cela faisait longtemps. Un double live sur lequel Brave New World est à l’honneur avec pas moins de six extraits. C’est presque la seule nouveauté, les autres titres étant des classiques des concerts de Maiden. Et il faut déjà aimer le dernier album pour être content d’en entendre encore des morceaux, dans une version si peu originale. Quel intérêt y a-t-il à avoir une énième version de « Two Minutes To Midnight » ou de « The Number Of The Beast » en live ? Bruce chante mieux que sur aucun autre live, c’est vrai. Le son est également meilleur, soit, encore que la caisse claire résonne de façon désagréable et que les guitares (censées être trois) ne dégagent pas une once de puissance. Comme sur Brave New World en fait. Là où Maiden aurait pu tout casser avec trois guitaristes, l’interprétation reste plate, parfaite, mais plate. Iron Maiden ferait mieux de retrousser ses manches pour écrire un album digne de ce nom. On pourrait croire qu’il considère ses fans comme une bonne grosse vache à lait qui ne rechigne jamais à acquérir les albums, les live, les videos, les DVD, les tee-shirts, etc, etc. A la rigueur, un souvenir pour ceux qui étaient à Rio.
Nadège Goutouly

18/20
Genre : Maiden à son top
(CD1 : 56’28, CD2 : 1’02’46)
Livret : -
Production : 18
A l’annonce de la sortie d’un nouveau live de la Vierge de Fer, notre première impression a été de nous demander si le groupe n’était pas en train de capitaliser sur l’immense succès de la tournée Brave New World. Mais en réfléchissant bien, nous nous sommes aperçu que le dernier live du groupe, sorti sous la forme de deux albums (The Real Live One/Real Dead One), datait tout de même de 1993, et qu’à cette époque, Bruce Dickinson avait déjà annoncé sa décision de quitter le groupe. Bon, c’est vrai qu’après le battage médiatique que le retour du chanteur et du guitariste Adrian Smith n’avait pas manqué de soulever, on était en droit de s’attendre à un nouvel album studio, et c’est légitime, mais force est de reconnaître que ce concert, en tête d’affiche au Rock in Rio devant près de 250 000 fans, revêtait l’allure d’un véritable événement. C’est la raison pour laquelle l’album ne reprend pas moins de six titres de Brave New World, interprétés magistralement par un groupe au sommet de son art (« Blood Brothers », « Brave New World »), mais qui oblige malheureusement Maiden à tailler dans son répertoire. Exit « Running Free », point de « Waisting Love », et impasse totale sur No Prayer For The Dying et Somewhere In Time. L’époque Bayley n’est pas laissée de côté, le groupe ayant décidé de conserver « Sign Of The Cross » et « The Clansman », dont l’intensité et l’interprétation irréprochable en font de véritables classiques. A part ça, tous les incontournables du groupe que sont « The Number Of The Beast », « Hallowed Be Thy Name », « Fear Of The Dark » et autre « The Trooper » sont bien évidemment de la partie, et font de la question épineuse de l’utilité des trois guitaristes un détail, tant la mise en place et l’interprétation n’ont peut-être jamais été aussi impressionnantes. La production, claire, puissante et parfaitement équilibrée n’enlève rien à la qualité de cet album, qui fait plus figure de témoignage d’un moment magique qu’autre chose. Sans pour autant affirmer que ce Live At Rock In Rio est le meilleur album live du groupe, il n’en reste pas moins une preuve irréfutable qu’Iron Maiden est bien l’un des meilleurs groupes de scène encore en activité.
Angel Offdess