Date : Juillet 2000
Source : Rocksound (Merci à Chris)
Chronique par Frank Frejnik

Avec le retour de Bruce Dickinson dans Maiden, c’est comme si le groupe ressuscitait ; comme si ce monstre sacré du heavy-metal des 80’s (et 90’s aussi) n’avait fait que survivre durant l’absence de son seul chanteur possible. Bref, Bruce revenu (avec le guitariste Adrian Smith, ne l’oublions pas), Maiden aborde le nouveau millénaire avec les meilleures dispositions (trois guitaristes, c’est pas rien). Et suscite à nouveau l’intérêt (on a tous envie de retrouver le Iron Maiden de notre folle jeunesse) même si la curiosité joue un rôle étrange dans ce soudain revirement de situation (le heavy-metal a-t-il un avenir en l’an 2000 après la déferlante néo-metal et consors ?). La récompense est cinglante, car ce Brave New World est la meilleure réponse à toutes les questions, aussi médisantes soient-elles, quant à la viabilité de Maiden. Il faut avouer que “The Wicker Man”, le morceau ouvrant ce quinzième album, est d’une redoutable efficacité. Maiden va à l’essentiel. Pas de doute, c’est un pur single, du 100 % Maiden, le “Run To The Hills” de l’album. C’est comme si, en ayant accueilli son chanteur, Steve Harris et les siens avaient retrouvé leur génie de la composition racée et ingénieuse. Tout au long du disque, Dickinson met en valeur le travail des cinq autres. À moins que ce ne soit lui qui se mette en valeur. Sa façon d’attaquer les mots, d’entamer les refrains ou de les finir offre une dynamique percutante. Et même si “Blood Brothers” et “Dream Of Mirrors” s’apparentent à de longues saga heavy de l’ère Powerslave(ça frôle le soap opéra…), le groupe reste concis, direct (“The Mercery”, “The Fallen Angel”.)Iron Maiden est resté fidèle et intègre à son style. Il n’est ni pathétique, ni obsolète en ces temps nouveaux. Brave New World est un excellent disque.